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L'inventaire phytosanitaire "national"

Vers le niveau supérieur

Foret InventaireLe réseau d'observation "national" couvre systématiquement l'intégralité du territoire national; il est basé sur le maillage du système géodésique Gauß-Krueger.

Il a été mis en place au courant du mois de juillet 1984 sous la forme d'un réseau 2 x 2 km. Pour ce réseau, les centres des placettes étaient localisés à chaque point de croisement de coordonnées paires, sous condition que ce point tombe dans une surface boisée (210 placettes).

A la suite des dégâts qui avaient été occasionnés par les ouragans du début de l'année 1990 et vu le manque de personnel pour réaliser les travaux de terrain et pour traiter les données recensées, le réseau 2 x 2 km a été remplacé par un réseau 4 x 4 km (51 placettes en 2013), inclus dans le réseau 2 x 2 km. Il est constitué de placettes localisées à chaque point de croisement de coordonnées Gauß-Krueger divisibles par 4, si ce point tombe dans une surface boisée. Chaque placette est constituée de 24 arbres qui sont marqués au spray. La disposition du réseau "national" ainsi que sa gestion sont conformes aux recommandations méthodologiques du "Manuel" du "Programme de Coopération Internationale sur l'évaluation et de la surveillance des effets de la pollution atmosphérique sur les forêts" (PIC Forêts) de la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies (UN/ECE).

Cet inventaire statistique dans le réseau "national" est basé sur l'observation de l'état des cimes; l'état de vitalité des arbres-échantillons est estimé par le biais d'une estimation de la perte de feuilles et de la décoloration anormale des feuilles.

Le réseau 4 x 4 km compte 1200 arbres échantillons (situation 2013). Puisqu'ils ont été numérotés, ce sont en principe toujours les mêmes arbres qui sont inventoriés. Pour chaque arbre individuellement, 17 variables différentes sont notées.

L'équipe de terrain était composée en 1996 de 6 ingénieurs forestiers qui en principe sont accompagnés par le préposé du triage dans lequel se situe la placette. Dans la mesure du possible, ce sont toujours les mêmes personnes qui au fil des années font les observations dans les mêmes placettes.

2) Le réseau de placettes de suivi à long terme des écosystèmes forestiers

Dès la moitié des années '80, la majorité des pays d'Europe centrale (et notamment le Grand­Duché) ont lancé des programmes pour tenter d'évaluer et de suivre l'état de vitalité de leurs forêts. Les observations et expériences ont permis de déceler certaines variations inter-annuelles, voire même des évolutions globales de l'état phytosanitaire. En valeurs absolues, les statistiques qu'elles ont fournies ne peuvent toutefois être utilisées qu'avec prudence, puisqu'elles sont entachées d'une certaine subjectivité inhérente à la méthode utilisée. Par ailleurs, ces actions du passé ont fait apparaître qu'en fait nous savons très peu de choses sur le fonctionnement de certains mécanismes qui peuvent intervenir au niveau des écosystèmes forestiers.

A plus forte raison, on ne sait pas expliquer tous les mécanismes qui interviennent quand des écosystèmes forestiers ne fonctionnent plus " normalement ".

Lors de la Conférence Ministérielle pour la Protection des Forêts en Europe (Strasbourg 1990), le Grand-Duché a été un des états signataires d'une résolution sur la mise en place d'un réseau européen de placettes permanentes de suivi de l'écosystème forestier. Le Grand-Duché participe à ce projet international avec deux placettes en hêtraie puisque le hêtre est l'essence autochtone dominante, dans deux régions forestières caractéristiques: l'une située dans la forêt domaniale du "Gruenewald" (sur le grès de Luxembourg) dénommée HET L2, l'autre dans la forêt domaniale de Hosingen, au lieu-dit "Pënzebierg" (en Ardenne) dénommée HET L1.

Le projet est réalisé en étroite collaboration avec l'Office National des Forêts (ONF / France) puisque, dans le cadre d'une convention avec l'ONF, le Grand­Duché a demandé le rattachement de ses deux placettes au réseau français dénommé " RENECOFOR " qui comporte 102 placettes permanentes. L'ONF fournit aux Eaux et Forêts une assistance technique et scientifique pour la mise en place et le suivi du réseau et les résultats sont traités et conservés dans la banque de données de l'ONF. La durée de la période de fonctionnement a été retenue dans un premier temps à 30 ans.

A l'intérieur d'une placette clôturée dite "hors couvert", l'Administration a mis en place avec l'aide de l'ONF et de la société PULSONIC, une station météorologique automatique. Cette station permet d'effectuer des mesures météorologiques précises et soutenues à proximité de la placette proprement dite.

Le réseau en question permettra un "monitoring" permanent et intensif de l'état des forêts, notamment afin de mieux connaître le comportement des peuplements forestiers face aux aléas climatiques et à l'évolution de l'environnement atmosphérique.

3) La collecte de données météorologiques

Depuis les dernières années, il est devenu de plus en plus évident que le climat et les aléas climatiques jouent un rôle important en ce qui concerne la situation de la santé des forêts. La répartition des précipitations sur les différentes périodes de l'année et les périodes de températures élevées (sécheresse pendant la période de végétation) sont susceptibles d'avoir un impact important sur l'état sanitaire des peuplements, au moins en ce qui concerne certaines essences.

Pour déceler les rapports entre les facteurs météorologiques et le dépérissement des forêts, il faut disposer de données météorologiques qui sont valables pour les sites où se trouvent les placettes de suivi des écosystèmes forestiers.

Dans cette optique l'Administration des Eaux et Forêts a décidé d'installer des stations météorologiques à proximité immédiate des placettes de suivi à long terme des écosystèmes forestiers. L'installation et l'exploitation des stations se font en collaboration avec l'ONF et avec la société PULSONIC.

La station est composée de 3 unités: la station de base, le pluviomètre et le mât basculant portant l'anémo-girouette et le capteur de rayonnement.

La station fonctionne de manière complètement autonome puisqu'elle est alimentée via des panneaux solaires et qu'elle possède un "data logger" qui permet le stockage des données pendant environ 70 jours. La station est reliée à une ligne téléphonique qui permet de l'interroger à distance et de procéder à des téléchargements.

La station mesure et enregistre 7 paramètres:

  • température de l'air ambiante
  • température du sol à - 10 cm de profondeur
  • pluviométrie (quantité de pluie)
  • hygrométrie (humidité de l'air)
  • vitesse du vent
  • direction du vent
  • rayonnement solaire global.

Ces mesures sont stockées en mémoire interne ainsi que sur carte mémoire. La société PULSONIC est chargée de la maintenance de la station et du traitement des données.

4) Les mesures de dépôts atmosphériques

Foret dépot athmosphérique

Dans la placette permanente du Gruenewald un dispositif de collecte des eaux de pluie, de pluviolessivats et de ruissellement le long des troncs des hêtres a été installé fin 1993, afin de déterminer aussi bien la pluviosité, la qualité des pluies ainsi que la quantité annuelle des éléments ou composés qu'elles apportent en plein champ et sous le couvert forestier. Pour la période du 29/12/1993 au 31/12/1995, les résultats des mesures sont disponibles.

Les premières années de mesure des dépôts atmosphériques permettent déjà de donner un aperçu du climat de pollution en forêt de Gruenewald et d'identifier les composés susceptibles d'intervenir de manière défavorable dans le cycle nutritif du peuplement étudié. Toutefois, il est nécessaire de confirmer ces premiers résultats dans les années à venir.

5) Le réseau d'observation de l'état des sols forestiers (réseau "pédologique")

Le réseau "pédologique" est un réseau international qui permet à chaque Etat participant d'élaborer au niveau national un rapport décrivant l'état des sols forestiers et de communiquer les résultats des analyses à la Commission Européenne qui en fait la synthèse. Au Grand-Duché, ces descriptions et analyses chimiques sont réalisées sur un réseau de 17 placettes, suivant la " méthodologie harmonisée de caractérisation des sols " adoptée également au niveau communautaire. Il est important de suivre l'évolution des sols, puisqu'ils sont susceptibles de jouer un certain rôle dans le mécanisme de dépérissement des forêts.

L'échantillonnage du sol se fait sur le réseau "pédologique", dont fait partie le réseau communautaire 16 x 16 km (4 placettes) ainsi que 13 placettes supplémentaires réparties suivant une maille de 8 x 8 km. La répartition des placettes est telle qu'une représentation adéquate des différentes formations géologiques est assurée. Les échantillons prises en 1994 ont été analysés aux laboratoires de l'"Unité de la Science du Sol" de la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux (F.S.A.Gx). Les échantillons ont été prélevés à la tarière, sur environ 30 endroits par placette à 4 niveaux différents: couche holorganique, couches 0 - 5 cm, 5 - 10 cm et 10 - 20 cm.



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