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Sylviculture proche de la nature

Vers le niveau supérieur

Les principes fondamentaux d'une sylviculture proche de la nature ont été formulés par Georg SPERBER comme suit:

  • Dauerbestockung von gesundem Mischwald zur höchsten Ausnutzung bei gleichzeitiger Pflege der naturgegebenen Standortskräfte,
  • kein Kahlhieb, Erhalten des Waldbestandsklimas, Vermeiden des Steppenklimas der Kahlflächen, Vermeiden von Stickstoffverlusten,
  • Prinzip der Vorratspflege durch dauernde Qualitätsauslese nach dem Grundsatz: "Das Schlechte fällt, das Gute bleibt erhalten",
  • Bestandesverjüngung ist eine zwangsläufige Folge der Vorratspflege; sie erfolgt so weit wie möglich im Wege der Naturverjüngung,
  • die räumliche Ordnung wird ausschließlich abgestellt auf die Bestandsinnenerschliessung durch ein Netz schlepperfahrbarer Rückegassen,
  • die Jugenderziehung erfolgt im gezielten Halbschatten des Altbestandes;
  • Werterziehung durch eingeschränkten Lichtgenuß statt durch Dichtschluß, die Ernte hiebreifer Bäume erfolgt baumweise nach Zieldurchmessern, nicht bestandsweise nach Umtriebszeiten,
  • ständige Leistungs- und Wertkontrolle zur kritischen Prüfung des Zieles, den Wald stark-und wertholzreicher zu machen (Vorrats- und Zuwachskontrollen).

Naturgemäße Waldwirtschaft kann nur bei einregulierten Schalenwildbeständen funktionieren. Nur eine Doppelstrategie großflächiger Zäunung bei gleichzeitig scharfer Bejagung kann die natürliche Baumartenvielfalt sichern.

Selon Werner SCHUMACHER, la sylviculture proche de la nature comporte les composantes suivantes:

  • vielfältige und naturnahe Walderneuerung unter Ausnützung des natürlichen Verjüngungspotentials,
  • Wahl geeigneter und situationsgerechter Verjüngungsverfahren,
  • weitgehender Verzicht auf Kahlhiebe,
  • Verzicht auf genetisch verändertes Pflanzmaterial,
  • Erhalten oder Aufbau von Bestockungen, die aus standortsgemäßen Baumarten bestehen und Baumarten der natürlichen potentiellen Vegetation am Bestandesaufbau beteiligen,
  • weitgehender Verzicht auf Einsatz von Fremdenergie bei der biologischen Produktion,
  • ökologische Stabilität durch Förderung der Selbstregulierung des Waldökosystems mit möglichst weitgehender biologischer Automation,
  • Erhalten und Anbau seltener Baumarten (z.B. Speierling, Elsbeere),
  • Erhalten seltener Waldgesellschaften und historischer Nutzungsformen sowie markanter Einzelbäume,
  • Totholzanreicherung unter Beachtung der Waldhygiene,
  • lange Erzeugungszeiträume,
  • Aufbau gemischter Bestände,
  • Vermeidung von Schäden durch pflegliche Arbeits- und Bringungsverfahren,
  • Schalenwildregulierung.

Diese, in der Auslegung nicht notwendigerweise kongruenten Begriffe, die in ihrer Umsetzung im übrigen stets menschlichen Entscheidens und Handelns bedürfen, zeigen, daß der Begriff naturnaher Waldbau kein geschlossenes System definieren oder eine schematische Handlungsanweisung sein kann. Er ist vielmehr Ausdruck einer gestaltbaren und gestaltungsnotwendigen Leitidee.

L'économie forestière conforme à la nature

  • renonce à des coupes rases étendues
  • se défait d'un ordre spatial schématique
  • vise des peuplements mixtes, composés d'essences variées et adaptées au site
  • conserve ou crée des structures étagées
  • exploite les arbres par pied ou par groupe

"La renonciation à des coupes de surface et une récolte des bois régulière et répartie sur l'ensemble de l'aire forestière, de préférence pied par pied, produit un développement organique du peuplement qui évite les chocs et favorise l'irrégularité et l'étagement naturel de celui-ci, lui assurant la meilleure protection contre les influences extérieures." (TREPP; REINIGER)

La sylviculture proche de la nature s'oppose aux coupes à blanc étoc. Ainsi, les coupes rases, du moins à partir d'une certaine envergure, sont à proscrire, alors qu'on accepte normalement des coupes de régénération en bandes ou par trouées dont la largeur ou le diamètre ne dépasse pas une ou deux longueurs d'arbre selon qu'il s'agit d'essences d'ombre (hêtre) ou de lumière (chêne). Dans les peuplements résineux, des coupes plus grandes s'imposent parfois pour des raisons techniques. En général, l'étendue de telles coupes est à réduire avantageusement sur les expositions chaudes et les pentes prononcées. Il faut éviter que les conséquences néfastes du plein air ne prévalent.

"Für den Begriff Kahlschlag gibt es keine einheitliche wissenschaftliche Definition. In Mitteleuropa versteht man unter diesem Begriff häufig eine Fläche, deren Größe den ökologischen Einfluß von benachbarten Beständen in den Hintergrund treten läßt. Dabei muß der Abstand zum Nachbarbe-stand mindestens eine Baumlänge, d.h. mehr als 30 m betragen. Mit zunehmender Flächengröße nähern sich die klimatischen und ökologischen Bedingungen der Kahlflächen denjenigen der Freiflächen."

(Jari PARVIAINEN)

L'ordre spatial, les classes d'âge et la révolution sont autant de notions de la forêt résineuse
La doctrine de l'ordre spatial a été développée pour les résineux et plus spécialement pour l'épicéa, de même que la typologie selon les classes d'âge.

Or, les futaies feuillues, à plus forte raison qu'elles sont régénérées par petites surfaces (Femelschlag, Kleinschirmschlag), empruntent une structure horizontale et verticale très variée, combinée avec une gamme d'âges fort prononcée, ne laissant se comprimer que difficilement dans des classes d'âge de vingt ans.

En renonçant aux classes d'âge, on peut de même abandonner la notion de révolution, et passer à un mode de traitement en futaie irrégulière, en récoltant le bois pied par pied, voire par diamètre d'exploitabilité (Zieldurchmesser). Dès lors, il faudrait adapter évidemment les méthodes d'aménagement et de fixation de la possibilité, p.ex. en appliquant la méthode du contrôle.

 

La forêt jardinée est une forêt très spéciale (d'après SCHÜTZ 1992)
Le traitement en futaie irrégulière des peuplements forestiers dès leur jeune âge mène à des peuplements inéquiennes et d'essences variées. Souvent cependant, ce système ne fonctionne convenablement qu'avec des arbres groupés en bouquets (futaie à caractère jardinatoire). En effet, la futaie jardinée idéale ne s'installe que très difficilement et souvent seulement de manière passagère. Elle ne peut être réalisée dans les forêts adultes équiennes.

Le type classique de la forêt jardinée comprend essentiellement des conifères. Ceux-ci, en raison du remarquable maintien de leur dominance axiale à l'ombre du sous-bois, peuvent subsister très longtemps sans perdre leurs facultés de développement ultérieur ni la qualité de leurs tiges. Tel n'est malheureusement pas le cas pour la plupart des feuillus, qui, comme le hêtre, supportent bien l'ombrage, mais dont l'éducation individualisée est loin d'être facile pour ne pas dire inadéquate. Ainsi, dans l'entourage irrégulier, le hêtre à croissance individualisée forme de larges couronnes, souffre des coups de soleil et produit des gourmands. Il est donc préférable, dans la mesure où la fonction du hêtre dépasse celle de l'amélioration du sol ou du maintien de la diversité du peuplement principal, d'en assurer la régénération et l'éducation en collectifs d'étendue variable (10-50 ares).

Le chêne en tant qu'essence de lumière nécessite également un certain entourage pour son éducation, de sorte que les personnes initiées connaissent les difficultés et les limites d'une éducation en mélange très fin, voire intime. Ainsi, le chêne et, à plus forte raison, le frêne, le merisier, l'érable et la plupart des autres essences précieuses et disséminées risquent d'être éliminées sous le régime de la futaie jardinée par pied d'arbre.

Tout porte donc à croire qu'il est indiqué de viser dans les chênaies et hêtraies des structures à découpage en mosaïque d'âges et d'étendues variés, ce qui devrait se traduire également par un nombre suffisant de peuplements structurés dans la verticale (étagement naturel).

 

Les essences doivent être adaptées à la station
"Eine Baumart ist nach BURSCHEL und HUSS standortsgemäß, wenn sie keinen nachteiligen Einfluß auf den Standort ausübt, eine ausreichende Stabilität gegen biotische und abiotische Schadfaktoren aufweist und eine befriedigende Wuchsleistung erbringt."

(MOOSMAYER)

L'introduction d'essences provenant de pays étrangers dans nos écosystèmes forestiers constitue un certain risque, car ces essences forment des corps étrangers biologiques, dépourvus de flore et de faune accompagnatrices. Les arbres en provenance d'autres continents ont généralement subi une autre évolution biologique avec leur environnement depuis la dernière glaciation. Toutefois un nombre restreint d'essences exotiques (p.ex. le douglas et le chêne rouge d'Amérique) se sont relativement bien intégrés, de sorte que leur présence se trouve justifiée.

"Selbstverständlich bekennt sich der Leibundgutsche Waldbau zu den Prinzipien der Naturnähe, was in einem umfassenden Sinne zu verstehen ist, indem grundsätzlich Gastbaumarten inklusive gewisse Exoten maßvoll darin eingeschlossen sind.

Diese Position erscheint auch ökologisch betrachtet sinnvoll, denn nicht Bäume als Organismen können nicht natürlich sein, sondern nur die Verdrängung der Naturabläufe bei falscher Verwendung in Kunstforsten kann zu Recht kritisiert werden.

Leibundgut definiert diese Naturbezogenheit der Baumarten mit ihrem Einfluß auf die Produktionskräfte des Bodens, was deshalb sinnvoll ist, weil es nachvollziehbar und somit frei von ideologischer Wertung ist."

(SCHÜTZ 1994)

Les plantations d'épicéa à basse altitude et sur les expositions chaudes sont en contradiction avec le principe du rendement soutenu des forêts, étant donné qu'elles sont extrêmement fragiles (pourriture rouge, bostryche, chablis).

La monoculture est à proscrire
La sylviculture proche de la nature exige un mélange judicieux d'essences principales, dites essences de forêt définitive, tout en apportant une attention spéciale aux essences disséminées ou d'accompagnement. Elle proscrit la monoculture.

Cependant les plantations pures de merisier ou de noyer sont acceptables à l'échelle du petit propriétaire de forêt, ne disposant pas de surfaces forestières suffisantes à une foresterie traditionnelle. Intégrées dans un massif plus vaste, elles ne constituent que des groupes homogènes dans un ensemble hétérogène et diversifié.

Selon la définition du "Schweizerische Forstverein", un peuplement forestier, pour être qualifié de monoculture, doit:

Monoculture
  • être issu d'une plantation ou d'un semis
  • se composer d'une seule essence, laquelle ne pourrait pas être dominante aux lieux considérés sans l'intervention humaine, et occuper une surface minimum d'un à deux hectares

Il s'ensuit que ne constituent pas de monocultures p.ex. les pessières de l'étage alpin et subalpin ou les hêtraies de l'étage des plaines et collines.

Le terme "monoculture" est entaché d'une signification péjorative, alors que certaines forêts naturelles et même des forêts vierges peuvent fort bien être monospécifiques.

Pas de production à tout prix

L'amélioration génétique et le clonage présupposent des précautions spéciales. En pratiquant ces méthodes, la sylviculture se transforme ou risque de se transformer en ligniculture qui constitue un système de production proche de l'agriculture.

L'amélioration génétique conduit à une intensification forestière, se traduisant en général par une plus grande rentabilité, à condition toutefois qu'on dispose de matériel génétique capable de répondre économiquement à une telle sollicitation.

Le clonage permet d'utiliser à grande échelle les meilleurs individus. Il rend possible des sélections très efficaces et ouvre radicalement la voie de l'intensification.

La populiculture constitue l'alliance d'un matériel végétal très performant et très homogène avec des façons culturales élaborées (dessouchage, labour profond, fertilisation, drainage, entretien mécanique et chimique, larges espacements, élagages et tailles de formation, exploitation mécanisée).

Or, toute simplification du système génétique réduit d'autant plus la souplesse adaptative et partant la résistance vis-à-vis des nuisances. En d'autres termes, l'intensification augmente considérablement les risques. Par conséquent, il faut prendre de nombreuses précautions et diminuer le temps de production, ce qui nous mène à un autre système de culture, en l'occurence: à la ligniculture, qui se rapproche visiblement de l'agriculture.

A noter qu'en Belgique, on réunit dans une même plantation autant de clones (d'épicéa) que la révolution compte d'années, alors que la fabrication de clones et leur mise en vente sont soumises à autorisation.


La régénération de la forêt nécessite des populations de gibier raisonnables
La chasse, comme la foresterie, n'est pas une fin en soi, mais doit évoluer dans une planification globale comprenant une gestion cynégétique qui assure la pérennité tant du gibier que du milieu naturel environnant.

Si le gibier a sa place en forêt, il ne doit pas être trop nombreux par suite d'une conservation excessive. D'autre part, il doit trouver un viandis suffisant, ce qui n'est guère le cas dans les forêts artificielles, composées de résineux. L'indemnisation des dégâts causés par le gibier est légitime, mais elle n'empêche pas que le peuplement endommagé se trouve définitivement dérangé dans sa croissance en volume et en valeur.

Les cas de trop fortes pressions ne trouvent leur solution que dans l'accomplissement d'un plan de chasse bien assorti, étant donné que pour certaines espèces de gibier les relations prédateurs/proies se trouvent définitivement perturbées.

"Hier besteht zwischen Naturschutz und Forstwirtschaft Einvernehmen, daß die Schalenwildarten so bejagt werden müssen, daß Waldbäume sowie die Strauch- und Krautschicht in ihrer Vielfalt erhalten bleiben und die Hauptbaumarten ohne besondere Schutzmaßnahmen verjüngt werden können. Eine konsequente Regulierung der Schalenwildbestände ist notwendig, um ökologisch wertvolle stabile Mischbestände erzielen zu können. Dies gilt unter Naturschutzgesichtspunkten auch für die Strauch- und Krautflora. Durch das Verschwinden bestimmter Arten ergeben sich Folgen für die Artenzusammensetzung der Biozönosen."

(Werner SCHUMACHER)

Le cheptel de gibier est considéré comme adapté aux conditions locales, lorsque les essences arborescentes et buissonnantes ainsi que la flore herbacée peuvent se développer sans la protection d'une clôture.



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