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Situation de base

Vers le niveau supérieur

La forêt constitue dans nos latitudes l'élément final de l'évolution de la végétation. Le relief accidenté et les conditions géologiques très variées du Grand-Duché nous ont offert une grande diversité d'associations végétales sur un espace relativement restreint. Du point de vue forestier, nous nous trouvons, conformément aux conditions climatiques de nos régions, dans la zone de la forêt feuillue à feuilles caduques.

Situation

Un tiers du pays se trouve à l'état boisé
La presque totalité du pays serait naturellement boisée. Cependant, après un millénaire d'exploitations et de défrichements, seul un tiers de l'aire boisée potentielle a subsisté. La forêt actuelle est le résultat d'une longue évolution historique et se trouve largement marquée par les activités humaines (fabrication de charbon de bois et de tan, glandée et paisson, panage et pâturage en forêt). Les véritables forêts vierges font défaut et les forêts naturelles peu influencées par l'homme sont très rares.

Après de considérables réductions et un pillage étendu de nos forêts, alors qu'il s'agissait de donner de l'espace à la population agraire et de l'énergie à l'industrie sidérurgique, la forêt a pu consolider sa position durant les cent dernières années grâce aux efforts des forestiers et du législateur qui l'ont soignée et protégée. La composition de la forêt luxembourgeoise (état 1986) ressort du tableau porté en annexe II.

Conservation quantitative grâce au principe du rendement soutenu
A l'issue du 20ème siècle, l'exigence de la conservation quantitative de la forêt a été largement remplie grâce à une politique restrictive en matière de défrichement et grâce à un revirement social permettant l'élimination du pâturage en forêt, la reconstitution du matériel sur pied, la réalisation de nombreux boisements à neuf ainsi qu'une exploitation strictement conforme au principe du rendement soutenu: "Il ne doit pas être coupé davantage de bois que ce qu'il n'en croît".

Le volume du bois sur pied, évalué à l'aide de tables de production, atteint 20 mio de m3, alors que l'accroissement annuel s'élève d'après ces mêmes tables à 650.000 m3. Les réalisations annuelles effectives, abstraction faite des grands chablis, comportent en moyenne 325.000 m3, ce qui veut dire que la moitié de l'accroissement n'est pas exploité.


Conservation qualitative grâce à une gestion durable
La conservation quantitative étant assurée, il importe maintenant de s'orienter davantage vers une conservation qualitative de nos forêts qui ont, à côté de leur rôle de fournisseur de bois, une importance non moins prononcée en tant qu'élément marquant du paysage naturel et cultivé, facteur régulateur du régime des eaux, filtre de l'air, lieu de détente de la population et habitat de nombreuses espèces animales et végétales dont certaines sont particulièrement rares et menacées (voir listes dites rouges). La fragilité et la richesse de certains écosystèmes soulignent l'importance attachée à la réversibilité et au maintien des potentialités. Nos forêts nécessitent une gestion dite " durable ".



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