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Messages

Vers le niveau supérieur

Nos forêts, réservoirs d'énergie naturelle que jadis on croyait inépuisables, éléments climatiques régulateurs essentiels, milieux de vie pour des milliers de plantes et d'animaux, dernière réserve pour bon nombre d'espèces menacées mais aussi refuge pour l'homme moderne fuyant le stress de la vie quotidienne, aujourd'hui sont en danger.

La pollution atmosphérique omniprésente et qui ne peut être combattue sur le terrain national seul, porte une lourde part de responsabilité dans le phénomène qui est amplifié encore par les conditions météorologiques extrèmes des dernières années.

Pourtant, nos forêts sont et resteront indispensables à notre qualité de vie, à notre survie même.

Une bonne gestion des forêts ne peut évidemment tenir compte d'un point de vue strictement économique. Si nous voulons préserver nos forêts, leurs rôles économiques, écologiques et sociaux, une stratégie s'impose impérativement: Celle d'un développement et d'une gestion durables, stratégie qui doit se baser sur une concertation et collaboration améliorées de tous les milieux politiques concernés, propriétaires, exploitants, gestionnaires et politiques.

Les professionnels de la forêt, en veillant à son entretien et à sa survie, dans le souci de préserver un écosystème forestier sain et stable, apportent une contribution indispensable à son maintien.

Que cet ouvrage constitue la trame des réflexions et discussions à venir qui définiront la gestion future de nos forêts, gestion qui intégrera toutes les fonctions vitales de nos forêts afin de nous permettre de conserver ces ressources inestimables aux générations futures

Johny LAHURE
Ministre de l'Environnement


De par ses constituants, la forêt est une ressource naturelle renouvelable. C'est une fabrique qui fonctionne sur la base de la photosynthèse et qui est capable de produire des matériaux de qualité, sans altérer le sol et sans dépasser ses capacités. Contrairement aux usines humaines, la forêt, rien que par sa présence, a des effets bénéfiques sur son environnement. Ainsi, elle est le garant de la pureté de l'eau de source, protège le sol contre l'érosion, constitue l'habitat d'une flore et d'une faune très diversifiées, influence favorablement le climat régional et devient de plus en plus une aire de détente physique et psychique pour l'homme.

La forêt accomplit donc une multitude de fonctions, qui toutefois ne rapportent rien au propriétaire, étant donné qu'elles sont considérées généralement comme évidentes par la société d'aujourd'hui. Il s'ensuit que la principale recette, revenant au propriétaire de forêts, constitue toujours la production et la vente de bois.

Par conséquent, à un moment où le bois est bradé sur le marché européen, où des produits de remplacement risquent de déloger ce produit naturel de sa place d'habitué, il est de notre devoir de développer des stratégies permettant de contrecarrer ces tendances malencontreuses et de revaloriser la forêt, afin d'en garantir la pérennité. En effet, une forêt économiquement saine est la mieux placée pour fournir aux générations actuelles et futures les produits et services escomptés.

Parmi ces stratégies, qui elles-mêmes doivent être intégrées dans le développement d'une gestion durable, il faut citer, d'une part, le choix adéquat des essences utilisant au mieux les facteurs écologiques et, d'autre part, la production de bois de haute qualité, sachant profiter de la palette d'essences la plus large possible. Font également partie de ces stratégies les aides financières portées par la collectivité, permettant aux propriétaires d'assurer les interventions les plus coûteuses dans leurs forêts. Enfin la promotion du produit bois aidera elle aussi à assainir la forêt, car l'écoulement normal des produits permet de faire des interventions sylvicoles indispensables à la stabilité et à la diversité des peuplements.

Fernand BODEN
Ministre de l'Agriculture,
de la Viticulture et du Développement Rural


Le risque d'une destruction de l'environnement naturel n'a encore jamais atteint l'ampleur et l'imminence qu'il connaît aujourd'hui à la fin du 20e siècle. Il ne faut donc pas s'étonner que la sensibilité de la population vis-à-vis des atteintes portées à l'environnement s'en accroît d'autant.

Cet engagement croissant n'est pas seulement dirigé contre les développements problématiques de l'industrie chimique ou contre les répercussions d'une exploitation du sol toujours plus intensive; il est de plus en plus fréquent que des questions sont aussi posées au secteur forestier.

Les réflexions au sujet de la forêt luxembourgeoise et les critiques à l'égard de l'économie forestière ne sont pas absolument nouvelles; mais elles n'ont pas encore abouti jusqu'à ce jour à la formulation d'une prise de position officielle.

L'objet et l'objectif:

  • La forêt luxembourgeoise est encore proche de la nature
  • Face aux menaces multiples, il faut se préoccuper de sa protection

Parmi toutes les occupations du sol, la forêt est la forme de végétation la plus proche de la nature. Ceci vaut également pour la forêt luxembourgeoise, grâce aux nombreux forestiers qui se sont engagés depuis toujours en faveur d'une meilleure prise en compte des intérêts de la nature.

Or, précisément à cause de cette proximité de la nature et compte tenu que la nature est devenue un bien rare, de nombreux citoyens engagés craignent que cette partie de notre environnement soit également victime de la pression économique, de la rationalisation et des progrès techniques. C'est pourquoi, il y a de bonnes raisons de se préoccuper de la protection de la forêt et du paysage forestier.

Le but est de garantir:

  • La stabilité des écosystèmes forestiers
  • La pérennité des fonctions multiples des forêts

Il s'agit de tenir compte, outre de la production importante et incontestée de la matière première renouvelable "bois", des aspects qualitatifs de la conservation des valeurs naturelles et culturelles de la forêt ainsi que de sa force curative pour l'esprit de l'homme. Ainsi, les forestiers sont appelés à veiller à l'application de techniques de gestion et de sylviculture qui garantissent la stabilité des écosystèmes forestiers et la pérennité des fonctions multiples des forêts. De leur côté, les utilisateurs de la forêt sont appelés à veiller à leur comportement et à modérer leurs exigences.

A noter dans ce contexte qu'au fil de l'histoire, les fonctions de la forêt ont connu des changements substantiels. En fait, il y a à peine un siècle que la forêt jouait au Grand-Duché un rôle tout à fait différent de celui d'aujourd'hui. Ainsi, toute génération et toute nouvelle société fixe ses priorités.

La conservation de la forêt présuppose:

  • La protection de l'air et de l'eau
  • La prévention et l'élimination des facteurs polluants

Le progrès des connaissances sylvicoles et écologiques et la modification des exigences vis-à-vis de la forêt indiquent aux forestiers le chemin à suivre. Mais, la revendication d'une prise en compte accrue des relations écologiques en forêt doit être accompagnée d'actes concrets dans le domaine de la protection de l'air et de l'eau, sur le plan de la prévention et de l'élimination des déchets, ainsi qu'en matière d'utilisation du sol.

Ces problèmes, qui n'ont pas leur origine en forêt, ne peuvent être résolus moyennant des mesures sylvicoles ou forestières. Ils doivent connaître une solution politique sur le plan national et international.

En effet, les actions des forestiers, aussi judicieuses qu'elles puissent être, sont vaines, si nous n'arrivons pas à maîtriser les sources de pollution et les pratiques de gaspillage.

Les questions de la population méritent une réponse nette et claire

Dans nos régions il y a en fait peu de raisons de se soucier de l'écosystème forestier encore relativement naturel. Cependant il a été estimé nécessaire de remettre en question un certain nombre de pratiques et de redéfinir la position officielle sur certains points, allant du généralement admis jusqu'au critiqué véhémentement, à savoir:

  • l'étendue des plantations de résineux
  • la densité acceptable de chemins forestiers
  • le degré de technicité de l'économie forestière
  • la pratique de la coupe rase
  • la disparition fréquente des strates herbacée et buissonnante dans les peuplements équiennes ou à un étage
  • la proportion de vieux bois ou de bois mort
  • l'emploi d'engrais et de pesticides
  • les stratégies à développer en vue d'améliorer la protection des espèces et des biotopes en forêt.

Les discussions ad hoc, menées au sein de l'administration des Eaux et Forêts, ont conduit au présent document, constituant une première prise de position en ce qui concerne l'objectif forêt et son traitement. Cette approche tient évidemment compte de l'évolution en la matière sur le plan européen et mondial.

Edmond LIES
Directeur de l'Administration des Eaux et Forêts



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