Mode de travail
de la recherche climatique
Les modèles climatiques qui incluent les processus dépendant
de la nature de la couverture des sols sont de bons instruments de recherche
pour explorer les mécanismes du climat impliqués dans l'interaction
entre les surfaces terrestres et l'atmosphère. En se basant sur
les principes physiques fondamentaux, les chercheurs calculent les échanges
d’énergie entre les compartiments de la Terre et les mouvements
de l’atmosphère et des océans.
Pour les périodes les plus anciennes, l’analyse géologique
ou sédimentaire, continentale ou océanique, permet de reconstituer
l’intensité de l’érosion, le niveau de la mer,
les caractéristiques de la végétation de l’époque.
Pour
des périodes plus récentes, on étudie les
sols, les glaces, les sédiments lacustres et ce qu’ils ont
piégé en particulier : poussières, pollens,
les dépôts coralliens, les cernes des arbres donnent des
indications sur les conditions ambiantes: température de
l’eau de mer, de l’air et pluviométrie.
Le climatologue établit des mesures à long terme et à l’échelle
planétaire cherchant à dégager des valeurs de référence.
Capacité des différentes
sources de données à remonter dans le temps
Les sources du savoir
des chercheurs
L’étude du climat repose sur les données (observations
ou mesures) réalisées dans un réseau d’environ
9000 stations météorologiques, qui prennent au moins deux
fois par jour, les paramètres de base de l’atmosphère:
-
température,
-
précipitations,
-
pression atmosphérique,
-
hygrométrie,
-
direction et force du vent,
-
ensoleillement.
Les données obtenues sont ensuite collectées, centralisées
et analysées. Un des objectifs principaux de cette analyse est
la prévision météorologique, dont l’outil
le plus connu est la carte météorologique.
Importance de la forêt pour la recherche sur le changement climatique
Chaque
association forestière est liée à un type
de climat particulier. Les forêts sont liées par une interaction
réciproque aux changements climatiques et leur gestion ou leur destruction
aura un impact significatif sur l'évolution du réchauffement
de la planète au XXIe siècle. Cette répartition géographique
des climats et de la végétation y associée apporte
la preuve des besoins spécifiques de chaque arbre. Les recherches
scientifiques sur les pollens émis par les plantes des forêts
et piégés dans les sédiments offrent la possibilité aux
chercheurs de retrouver les associations végétales caractéristiques
de la période climatique au moment de leur enfouissement. Un des
objets de recherche comprend aussi l’analyse des anneaux d’un
tronc d’arbre qui permettent de remonter dans certains cas jusqu’à 10
000 ans en arrière.
La transpiration végétale des massifs boisés et des
haies influence tous les facteurs du climat et s’oppose aux changements
climatiques. Le résultat de l’action des différentes
strates formées par la végétation herbacée
ou les couronnes des arbres et arbustes est la création, à l'intérieur
de la forêt, d'un climat beaucoup plus stable : l’hygrométrie
est plus régulière, le taux de gaz carbonique est constant
et donc la photosynthèse plus soutenue. La fonction chlorophyllienne
d’un hectare de futaie fixe chaque année 6 à 10 tonnes
de carbone et libère dans le même temps 12 à 20 tonnes
d'oxygène. Les forêts en croissance sont un excellent outil
pour rééquilibrer le milieu en oxygène.
Les variations
climatiques enregistrées à l'extérieur
se retrouvent atténuées et décalées dans le
temps à l'intérieur de la forêt.
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