Comment
sont établies
les prévisions du climat
Des modèles mathématiques
fortement simplifiés
basés sur des équations très sophistiquées
et encore aléatoires sont créés. Il existe actuellement
dans le monde plus d’une quinzaine de modèles climatiques
qui sont le fruit du travail d’environ 2000 chercheurs de nombreux
pays. Des paramètres très variés sont pris en considération
dans les modèles utilisés: l’évolution
démographique, le réchauffement dû aux gaz à effet
de serre, la consommation mondiale d’énergie, les déforestations,
les paramètres de la planète (ex.: l’inclinaison),
l’intensité solaire, etc.
Les différentes données sont collectées par les
stations de mesure et les satellites d’observation pour ensuite être
traitées par des ordinateurs. Les mesures sont établies à long
terme et à l’échelle planétaire. En général,
les prévisions relatives aux températures régionales
sont fiables. Ces prévisions climatiques régionales restent
nécessaires pour déterminer les effets sur les forêts.
Développement des températures
de l’air, proche de l'hémisphère Nord.
Années 1000-2006 (variation de l'année de référence 1990)
Le rôle de la forêt
lors de l’établissement des prévisions du climat
La
forêt, qui recouvre 30 % de la surface terrestre, est
une composante importante car les paramètres qui y sont observés
sont intégrés dans les calculs des prévisions climatiques
au niveau mondial.
Les calculs traitent les surfaces boisées existantes et incluent
par exemple les différents taux de reboisement ou de déforestation.
De telles données aident à prévoir la quantité de
CO2 dans l’atmosphère.
Quelles constatations nous livre la
forêt pour l’avenir ?
Sens et but des prévisions climatiques
Les modifications de
répartition des espèces pourraient
mener à la formation de nouveaux assemblages d'espèces
et à la disparition de certaines autres. Ces altérations
du couvert forestier pourraient avoir des effets de rétroaction
sur le climat en modifiant les températures de surface et en influençant
les concentrations de dioxyde de carbone atmosphérique. Des peuplements
forestiers existants survivront peut-être pendant quelque temps
sous le nouveau climat, mais leurs réactions dépendront
de leur capacité à s'adapter aux nouvelles conditions ou
de modifier leur répartition géographique.
Plus de la moitié du carbone terrestre total est stocké par
les écosystèmes forestiers qui assurent environ 80 pour
cent des échanges de carbone entre les écosystèmes
terrestres et l'atmosphère. Les écosystèmes forestiers
absorbent de 1 à 3 Gt de carbone chaque année, grâce à la
repousse des arbres dans les forêts dégradées, au
reboisement et aux effets de la fertilisation au gaz carbonique et à l'azote,
mais ils en libèrent à peu près autant (2 Gt)
chaque année, en raison du déboisement.
Forestiers et météorologistes doivent ensemble élaborer
des prescriptions plus fines pour le renouvellement et la protection
de la forêt en tirant parti des atouts que peut offrir le changement
du climat.
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