Les différentes
possibilités qui peuvent se présenter à la sylviculture
Dans
la perspective d'un réchauffement de la planète,
les plans climatiques d'aménagement durable des forêts devraient
tenir compte de l'agencement du climat forestier et de la gestion des
gaz à effet de serre. Les décisions au niveau de l'unité opérationnelle
pourraient porter sur : des choix d’essences variées,
des modifications du terrain, la conservation du patrimoine biologique,
le renforcement des stratégies de conservation et l’incorporation
de nouvelles technologies et disciplines telles que la génétique
fondamentale et la physiologie des arbres – qui permettraient de
créer des conditions favorables à la régénération
et à la protection des écosystèmes.
L’établissement, dans et à proximité des
forêts, de stations météorologiques permettrait de
déterminer les différences entre les variations du climat
en forêt et en terrain découvert. La répartition
des plantations et l'agroforesterie devraient permettre d'avoir plus
de prise sur le climat en créant des forêts dans l'optique
de l'évolution future du climat tout en prenant en considération
les facteurs de productivité, de sécurité, d’économie
et d’écologie.
Le coût de la restauration des écosystèmes risque
d'être prohibitif par rapport à celui de la mise en place
accélérée de techniques d'adaptation nouvelles,
de l'introduction de nouvelles essences et de la modification des stations.
Comment
la capacité de stockage de carbone peut-elle être
augmentée dans les forêts ?
L’aménagement des forêts à long terme permet
de fixer le CO2 atmosphérique excédentaire, à condition
de conserver ensuite le bois produit.
Les activités sylvicoles qui accroissent la productivité des écosystèmes
forestiers, comme les éclaircies pratiquées en temps voulu,
peuvent accroître jusqu'à un certain point la quantité de
carbone stockée dans les forêts.
Les pratiques d'exploitation
forestière traditionnelles peuvent
endommager gravement le peuplement résiduel, puisque jusqu'à 50 pour
cent des arbres laissés en place sont abîmés ou meurent
et le carbone emmagasiné est relâché partiellement
dans l’atmosphère par la décomposition. Le carbone
peut être durablement stocké dans les forêts en utilisant
des pratiques de gestion améliorées comme les techniques
d'exploitation à impact limité qui permettent de réduire
de 50 pour cent ces dégâts.
On comprend pourquoi il
est important de réduire le déboisement
de grandes superficies, particulièrement dans les forêts
tropicales, qui a un effet plus immédiat sur les niveaux globaux
de CO atmosphérique que les mesures de boisement/reboisement.
Les
forêts non cultivées stockent-elles plus de CO2 qu’une
forêt exploitée conventionnellement ?
Bien qu’aucun comparatif direct n’a été mené entre
les deux types de forêts qui permettraient de tirer des conclusions
objectives, une partie de la communauté scientifique pense que
les forêts non cultivées ont une influence plus marquée
sur le cycle de carbone.
Des études ont été menées en Sibérie
et ont conclu que les forêts non cultivées influencent plus
fortement le cycle de carbone. Par contre, les forêts cultivées
conventionnellement présentent l’avantage d’adapter
leur écosystème plus facilement aux changements climatiques.
Bien que les systèmes forestiers extensifs aient un potentiel
de stockage supérieur aux plantations à croissance rapide,
cela reste inintéressant pour les projets à court terme.
Il
est avant tout important que les forêts ne soient pas remplacées
par d’autres types d’ordonnancements du territoire.
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