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Le changement climatique
n’est pas égal au réchauffement global
Les changements climatiques ont toujours existé sur terre, mais
ils n’ont jamais été influencés par les actions
de l’homme.
Depuis le XIXe siècle, et l’ère industrielle, les différentes
activités humaines ont entraîné une augmentation de la concentration
en dioxyde de carbone dans l'atmosphère qui a très probablement
mené au changement climatique actuel. On parle alors de réchauffement
global. Ce terme est donc toujours à mettre en relation directe avec les
activités humaines qui influencent le climat.
Le réchauffement global est une conséquence directe des activités
de l’homme.
Gaz à effet de serre émis par l'activité humaine
Les causes du réchauffement global: l’effet
de serre artificiel
Les activités anthropiques (humaines) modifient de façon
sensible depuis quelques siècles la composition de l’atmosphère.
Du début de l’ère industrielle à nos jours,
la teneur en CO2 a augmenté de 26 % et celle du CH4 (méthane)
de près de 154 %. Certains oxydes d’azote ont vu leur
teneur s’accroître de manière exponentielle, et d’autres
gaz ont fait leur apparition.
Augmentation des concentrations
des gaz à effet de serre entre 1750 (280 ppm) et 2005 (381
ppm)
Les massifs coralliens
et les sédiments montrent que la concentration de CO2 dans l’atmosphère
est à l’heure actuelle la plus forte jamais enregistrée
depuis 650 000 à 700 000 ans. Les modifications de l'utilisation
des terres, la déforestation et l'utilisation des combustibles
fossiles modifient l'équilibre naturel entre la libération
de carbone dans l'atmosphère et le captage du carbone. En deux
cents ans à peine, l’homme a ainsi fait ce que la nature
met dix mille ans à effectuer.
Bien que certains critiques affirment
que le réchauffement de
la planète n’a rien à voir avec les émissions
de CO2, l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) confirme
le contraire et préconise le principe de précaution.
Source des gaz à effet de
serre par catégories
Les causes de l’effet
de serre artificiel/ gaz à effet de serre
Les émissions d’origine anthropique, qui se sont accrues
depuis la révolution industrielle sont généralement
regroupées en quatre grandes catégories:
-
la production
d’électricité,
-
l’industrie,
-
les transports
-
le confort tertiaire (dont le chauffage).
On compare ces activités pour leurs émissions de CO2,
qui représentent de 70 à 75 % des émissions des
pays développés.
Aujourd’hui, plusieurs gaz sont responsables de l’effet de
serre: la vapeur d’eau,
le dioxyde de carbone (CO2), le
méthane, l’ozone, autres.
Deux
grandes catégories de gaz atmosphériques peuvent être
distinguées. Les gaz les plus toxiques sont aussi les plus fortement
réactifs sur le plan chimique et se transforment très vite.
Au contraire, les «gaz à effet de serre» sont
souvent peu toxiques et relativement inertes sur le plan chimique. Ils
séjournent, selon les gaz, très longtemps dans l’atmosphère
(de quelques jours à quelques siècles), où ils peuvent
s’accumuler, ce qui leur confère un rôle radiatif important.
Cet effet de serre artificiel est la cause principale du réchauffement
global.
Emission de gaz à effet de serre par secteur au Luxembourg
source: 2004 Ministère de l'Environnement
Emissions de CO2
La production d’énergie est la première cause d’émissions
de CO2 fossile. Une petite partie est due à l’extraction,
au transport et au raffinage des combustibles fossiles, mais l’essentiel
provient de la production d’électricité, dont 75 %
sont réalisés à partir de combustibles fossiles dans
le monde (le charbon pour environ 50 %). Les émissions de CO2 provenant
du poste industrie, deuxième par ordre d’importance au niveau
mondial, correspondent pour plus des trois quarts à la production
de matériaux de base (acier, verre, plastique, etc.). Les transports
ne se trouvent qu’à la troisième position puisque les émissions
directes des véhicules ne représentent que 24 % du total,
mais si l’on réintègre dans le bilan les émissions
liées à l’extraction, à la production de carburant
et à la fabrication des véhicules, le total avoisine alors
environ 30 %. À la quatrième place se trouve le poste «résidentiel
et tertiaire», correspondant au confort des bâtiments, pour
l’essentiel au chauffage, mais aussi à la climatisation, à la
production d’eau chaude sanitaire, etc. Les transports (aériens
et terrestres) sont quant à eux la cause d’au minimum 25 %
des émissions de gaz à effet de serre.
La vapeur d’eau
Sa durée de vie atmosphérique est très courte, car
son recyclage, par la pluie et la neige, puis par l’évaporation
des sols, se fait en quelques semaines. La concentration de vapeur d’eau
réagit très vite aux changements : un climat plus chaud
induit un niveau plus élevé de saturation de l’atmosphère
en vapeur d’eau, ce qui permet à l’air de devenir plus
humide. Dans ces conditions, l’effet de serre augmente encore et renforce
le réchauffement. Ce rôle, dit de « rétroaction
positive », fait de la vapeur d’eau un amplificateur potentiel
des changements climatiques.
Le dioxyde de carbone (CO2)
L’augmentation rapide et incontestable du CO2 atmosphérique
affecte le cycle complexe du carbone, qui avait mis des milliers d’années à s’équilibrer.
L’océan et la biosphère continentale « reprennent » pour
le moment à moitié environ les émissions anthropiques
(émissions dues à la combustion du charbon et du pétrole,
déforestation...), car les biosphères terrestres et océaniques
contiennent 5 fois plus de carbone que l’atmosphère. Ainsi,
dans un climat plus chaud, la capacité d’absorption du CO2
par l’océan peut diminuer, la végétation continentale
pourrait être soumise à un stress hydrique augmenté.
Le méthane
Malgré une teneur atmosphérique bien inférieure à celle
de CO2, le méthane contribue fortement à l’effet
de serre: l’ajout d’une molécule de méthane
dans l’atmosphère produit un effet radiatif de 20 à 50
fois supérieur à l’ajout d’une molécule
de CO2.
L’ozone
L’ozone est le résultat de la décomposition photochimique
de l’oxygène sous l’effet des rayons ultraviolets.
Cet équilibre est perturbé depuis quelques années
par la présence de radicaux libres chlorés provenant des
CFC, d’où la diminution de l’ozone stratosphérique
qui se manifeste surtout sur l’Antarctique à la fin de l’hiver
austral. Plus près du sol, la décomposition d’oxydes
d’azote, plus abondant, catalysé par la présence
de méthane, plus abondant lui aussi, augmente l’ozone des
basses couches de l’atmosphère, en particulier l’été dans
les grandes villes de l’hémisphère nord.
Autres
Plusieurs gaz comme, par exemple, les oxydes d’azote (en particulier
N2O) dont la présence est souvent liée à l’agriculture,
et les halocarbures ont augmenté de manière considérable
dans l’atmosphère. Les produits substitutifs au CFC comme
les PFC (perfluorocarbures) et HFC (hydrofluorocarbures) n’ont
pas d’effet nocif sur l’ozone, mais sont à très
fort effet de serre.
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