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Réseau de biosurveillance

Vers le niveau supérieur


Depuis l’automne 1995, l’Administration de l’Environnement a fait appel au type de contrôle par biosurveillance afin d’évaluer les retombées atmosphériques de polluants traces. Des espèces végétales sélectionnées sont utilisées notamment celles qui sont connues pour réagir de façon plus sensible que l’homme ou l’animal à une situation de pollution. Elles sont appropriées pour servir d’indicateurs rapides lorsqu’une situation de pollution apparaît ou est en train de s’établir. Ces plantes représentent alors des bioindicateurs et dans le cadre d’une protection de la santé elles peuvent mettre en évidence des situations environnementales non tolérables. Les résultats permettent alors de procéder à des interventions auprès de l’exploitant de la source émettrice afin de diminuer les rejets à l’air des polluants toxiques observés. Dans ce type de contrôle par bioindicateurs, des espèces avec un pouvoir d’accumulation quantitatif (et si possible qualtitatif) de polluants sont utilisées.

Les polluants organiques étudiés sont les dioxines/furanes (PCDD/PCDF), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les polychlorobiphényles (PCB). Accessoirement, pour compléter les observations et pour établir des corrélations avec les autres polluants, l'accumulation des métaux lourds cadmium, chrome, mercure, plomb, vanadium et zinc est également analysée.

Les indicateurs biologiques utilisés sont les suivants :

  • les mousses (espèce Brachythecium rutabulum) qui présentent l'avantage d'être présents à l'ensemble des sites d'étude durant toute l'année. Elles sont faciles à prélever et les risques de confusion avec d’autres espèces sont minimes. La croissance des mousses s'effectue normalement dans son milieu naturel, sans intervention de l'homme, et couvre une période relativement longue (septembre à avril). Une collecte annuelle est effectuée pour ce bioindicateur.

Mousses (espèce Brachythecium rutabulum)

  • Les choux verts à feuilles polylobées (espèce Brassica oleracea), commercialisée sous le nom de "halbhoher grüner Krauser". Ils ont l'avantage de posséder une surface importante pour capter des poussières transportées par voie aérienne. L'exposition des plantes pour l'étude se fait deux fois par an et généralement sur environ deux mois, à savoir, une fois au printemps (mai à juillet) et une fois en automne (octobre à novembre).

Chou (espèce Brassica oleracea)

  • Les graminées (espèce Lolium multiflorum), placées en terre standardisée et exposées de mi-juillet à mi-septembre au site d’observation pour accumuler les polluants traces lors de leur phase de croissance. D’autres espèces comestibles pour les êtres humains tels les salades et le céléri-feuille sont également envisagées en remplacement des graminées.

Cette biosurveillance est réalisée surtout dans les zones urbanisées à proximité des aciéries à arc électrique (Esch/Schifflange, Esch/Belval et Differdange). Ces installations représentent des sources d’émission potentielles de composés organiques et métalliques transportées ensuite par voie aérienne vers des zones urbanisées. L’usine d’incinération d’ordures ménagères prés de Leudelange est également sous observation mais une zone urbanisée n’est pas directement concernée.

Les polluants surveillés et leur origine: les bioindicateurs spécifiques utilisés détectent par accumulation quantitative la présence de polluants organiques et de métaux lourds. La surveillance se concentre sur les dioxines et furannes (polychlorodibenzo-p-dioxines/polychlorodibenzofuranes ou PCDD/PCDF), qui sont des substances très toxiques. Sont également analysés les polychlorobiphènyles (PCB) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
Les métaux lourds suivants sont surveillés : le plomb, le zinc, le cadmium, le chrome, le mercure et le vanadium.
Les composés métalliques émis par des aciéries sont fixés par des particules de poussières également présentes. Les composés organiques solides, liquides ou gazeuses peuvent également s’adsober ou être absorbées par ces particules. Les bioindicateurs, notamment les légumes feuilles piègent ces particules qui ne peuvent être que partiellement éliminées par lavage (pluie, eau du robinet avant consommation).

Santé humaine et valeurs guides : L’Administration de l’Environnement se réfère aux normes sanitaires en matière de teneur en dioxines/furannes dans des légumes cultivés et lavés. proposées par le ’’Landesumweltamt Nordrhein-Westfalen – Essen’’.

  • PCDD/PCDF accumulées par les choux lavés.
    • 3 pg ITEQ/g de poids sec = seuil sanitaire préventif à appliquer à des légumes lavés, destinés à la consommation humaine. En dessous de cette valeur, leur consommation n'est pas problématique
    • 10 pg ITEQ/g de poids sec = seuil sanitaire d’intervention à appliquer à des légumes lavés, destinés à la consommation humaine. Au dessus de cette valeur, il est recommandé de renoncer à leur consommation.
  • Des teneurs maximales en métaux lourds (plomb et cadmium)à ne pas dépasser sont inscrites dans le règlement (CE) Nº 466/2001 de la Commission du 8 mars 2001.
    • Teneur maximale en plomb dans des légumes-feuilles : 0.3 µg/m³ de poids à l’état frais.
    • Teneur maximale en cadmium dans des légumes-feuilles : 0.2 µg/m³ de poids à l’état frais.


Un ensemble de graphiques est publié dans le rapport d'activité du Ministère de l'Environnement pour illustrer les résultats des campagnes de mesure.



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