Les mesures proposées par les plans d’action dans les trois domaines concernés viseront prioritairement une réduction des nuisances sonores dans les zones de gestion de bruit, déterminées à l’aide des cartographies de bruit stratégiques et par rapport aux valeurs limites et critères d’hiérarchisation déterminées par le Ministre.
La prévention et la lutte contre le bruit devra privilégier les solutions et mesures de réduction du bruit à la source. Non seulement ces mesures ont un impact immédiat sur le milieu sonore extérieur et contribuent donc directement à une amélioration de la qualité de vie de l’espace public, mais elles sont, dans la plupart des situations, nettement plus favorables au niveau du rapport coût/efficacité.
Au cas où la réduction à la source s’avère insuffisante pour améliorer la qualité sonore de façon à correspondre aux valeurs limites visées, la mise en place d’infrastructures de protection (écrans antibruit, parements antibruit) devra être envisagée avec le souci de garantir leur intégration harmonieuse dans l’environnement naturel et la physionomie urbaine concernée.
Selon la nature et l’origine du bruit dans certaines zones, il peut s’avérer que le renforcement de l’isolement acoustique des façades soit l’unique moyen de garantir une réduction sensible des contributions sonores intérieures aux habitations, permettant aux personnes concernées de vivre, au moins à l’intérieur de leurs habitat, dans un milieu acoustique en deçà des valeurs critiques sanitaires.
De par la nature des trois sources de bruit traitées, les approches et catalogues de mesures proposées diffèrent sensiblement entre d’une part la gestion du bruit du trafic routier et ferroviaire et d’autre part la gestion du bruit aérien.
Ainsi, de manière générale, les projets de plan d’action privilégient les mesures de prévention du bruit à la source, qui devront être complétées successivement par la mise en place de barrières à la propagation et l’insonorisation en façade de logements exposés au bruit et recensés par les cartes de bruit stratégiques. Sachant que des mesures de réduction à la source et de limitation de la propagation du bruit ne sont guère efficaces dans les alentours immédiats d’un aéroport, l’insonorisation en façade représente le moyen d’action principal du plan d’action dédié au trafic aérien. A l'heure actuelle de tels programmes d'insonorisation existent déjà ou sont en train d'être mis en place autour d'un bon nombre d'aéroports européens, à savoir les aéroports de Francfort, Cologne/Bonn, Viennes, Charleroi, Liège, Lyon, Paris, Nice ou Zurich, pour n’en mentionner que quelques uns.
Généralités :
La prévoyance dans la lutte contre le bruit, par le biais de l'aménagement du territoire, a pour but de préserver les régions silencieuses ou zones calmes et d'éviter la construction de logements et autres infrastructures sensibles dans des zones bruyantes. Un aménagement judicieux du territoire peut ainsi contribuer à prévenir de futurs problèmes de bruit.
La publication progressive des cartographies de bruit stratégiques permettra dans un premier temps de sensibiliser et d’informer les instances concernées (ministères, communes, habitants et promoteurs) des zones sensibles non encore bâties bien que prévues pour un lotissement futur. Ceci dans l’optique que l’affectation, la planification et l’aménagement de ces zones puissent tenir compte des nuisances phoniques constatées. A cela, il s’avère nécessaire de prévoir l’ancrage juridique de ces mesures à trois niveaux :